Afrique centrale réfléchit pour relever le défi de l’économie numérique

Accueil > Actualités > Afrique centrale réfléchit pour relever le défi de l’économie numérique
Une vue des panélistes. A droite, la Directrice de Communication et de la Coopération Internationale de l’ARCEP, Safia Mahamat Youssouf.

La délégation tchadienne, composée de M. Adam Abderamane Anou, Directeur Général de l’ADETIC, M. Hassan Daoussa Hassabalah, Directeur des Études et Planifications des Projets du Ministère des Postes et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, Mme Safia Youssouf Mahamat, Directrice de la Communication et de la Coopération internationale à l’ARCEP et M. Ali Sidick Adam, Directeur du Contrôle et Inspection, tous les deux de l’ARCEP, a pris activement part à la Conférence sous régionale sur l’économie numérique  qui s’est tenue à Yaoundé du 23 au 25 mai 2018.

La cérémonie d’ouverture de cette conférence sous régionale est présidée par la Ministre des Postes et Télécommunications, Minette, Libom Li Likeng.

L’on retiendra de la déclaration de la Ministre camerounaise en charge des Télécommunications que : « La zone Afrique centrale est l’une des zones les moins connectées au monde. Voilà pourquoi l’instance faitière des télécommunications a pensé qu’il serait bon que la première conférence sous régionale se tienne en Afrique centrale. Et particulièrement au Cameroun, où un certain nombre d’actions a déjà été engagé. Alors, c’était le lieu idéal pour engager cette réflexion de haut niveau pour que nous relevions ce défi. » Il n’y a pas que le seul défi, l’autre défi : « C’est d’entrainer la population à la transformation numérique par un accompagnement et par l’éducation. Parce que si vous laissez les populations abandonnées à elles-mêmes, elles vont être manipulées par les acteurs des réseaux sociaux que vous connaissez. Donc, on éduque ces populations dans l’économie numérique comme on les éduque au quotidien. »

Les travaux de Yaoundé sont placés sous le thème : « L’économie numérique en Afrique Centrale : état des lieux et défis dans un monde globalisé ». Cette conférence vise à fournir une plate-forme de haut niveau pour discuter des questions clés relatives au développement de l’économie numérique. Mais aussi à se concentrer de manière spécifique sur l’intégration économique de chaque sous-région à travers les TIC.

En effet, l’initiative bénéficie du soutien de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). A travers le directeur du Bureau régional pour l’Afrique, l’instance s’est engagée à organiser un cycle de conférences tournantes sous régionales sur le développement de l’économie numérique.

La conférence a abordé tour à tour les thèmes ci-après. « Économie numérique et intégration sous régionale : quels leviers pour un développement durable en Afrique Centrale ?» Cette thématique était en débat le premier jour des travaux. Les leviers de l’économie numérique que pourrait activer la sous-région pour garantir un développement durable. Puis les pistes du développement durable en matière des TIC dans la sous-région.

Ensuite, la visite des stands. Enfin, les huis-clos des ministres de la zone Cemac sur les échanges d’expériences sur le développement du numérique, ont meublé cette première journée.

Le second jour, les experts ont davantage planché sur les autres thèmes notamment : «Économie numérique comme levier essentiel dans la mise en place d’une zone de libre-échange continentale ». Ou encore, « Inclusion financière face au numérique », « Expérience de Startups camerounaises ».

Au terme des assises ouvertes le 23 mai, en présence du secrétaire général de l’UIT, Zhao Houlin, les participants se sont quittés sur une note positive avec l’adoption d’une liste de près d’une quarantaine de mesures à exécuter sous forme de directives.

Par ailleurs, la rencontre a été l’occasion de mettre en œuvre la décision des ministres des Télécommunications des États membres de la CEEAC, d’harmoniser et de baisser les tarifs du roaming, mais aussi d’élaborer et de mettre sur pied un mémorandum d’entente au niveau de la sous-région afin de réglementer les aspects techniques, tarifaires et juridiques du processus. Pour une application optimale, ce dernier nécessite une coopération renforcée entre les différents pays membres de la CEEAC à savoir le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, la RD Congo, le Gabon, l’Angola, le Burundi, la Guinée équatoriale, le Rwanda, Sao Tomé & Principe ainsi que le Tchad.

Source : L’Article compilé par la rédaction du site de l’Arcep à partir de Tig Mag et de la Tribune d’Afrique.

Partager sur
Nombre d'abonnés mobile
En savoir plus
Trimestriel
déc.14 : 5251560
mars.15 : 5548729
juin.15 : 5611460
sept.15 : 5401106
déc.15 : 5465797
BULLETIN D'INFORMATION
Veille technologique
Abonnez-vous au bulletin d'informations de l'ARCEP
29.05.2018
Les régulateurs télécoms de l’Afrique centrale ont décidé, lors de la réunion tenue à Yaoundé le 24 mai 2018, de relancer les activités de l’ARTAC. La Guinée équatoriale est retenue pour abriter l’assemblée générale les 06 et 07 août 2018 à Malabo.
24.05.2018
Après avoir suspendu les missions en mars dernier, la Ministre vient d’ordonner les cadres de son département à se rendre du 22 au 26 mai à Yaoundé pour participer à la conférence sous régionale sur l’économie numérique pour l’Afrique centrale.
10.01.2018
Les redevances perçues sur les chiffres d’affaires des opérateurs de la téléphonie mobile sont plafonnés à un taux de 9% et repartis comme suit : Trésor public (4%), l’ARCEP (2,5%), l’ADETIC (1,5%), l’ENASTIC (0,6%) et l’ANSCIE (0,4%).
26.12.2017
M. Mahamat Allahou Taher cède son fauteuil à Mme Madeleine Alingué. Comme nouveauté, le MPNTI est fusionné à celui de la Communication. Mme Madeleine demeure toujours la Porte Parole du Gouvernement.