La grande famille des cartes SIM

La carte SIM s'impose maintenant depuis de longues années comme l'allié bien connu de tous les utilisateurs de téléphones mobiles ou de tablettes tactiles reliées à un réseau cellulaire. Cet élément à insérer dans votre appareil est indispensable pour vous identifier et accéder au réseau. Il tend cependant à se miniaturiser de plus en plus et à se faire remarquablement discret.

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L’ancienne SIM va-t-elle céder sa place à la e-SIM dans bientôt?

La carte SIM s’impose maintenant depuis de longues années comme l’allié bien connu de tous les utilisateurs de téléphones mobiles ou de tablettes tactiles reliées à un réseau cellulaire. Cet élément à insérer dans votre appareil est indispensable pour vous identifier et accéder au réseau. Il tend cependant à se miniaturiser de plus en plus et à se faire remarquablement discret.

Le but ? Gagner toujours davantage d’espace à l’intérieur des téléphones au profit d’autres composants, pour proposer des modèles toujours plus performants. Avec, en perspective, la disparition probable de ces petites cartes amovibles pour laisser bientôt la place à des puces universelles et pré-intégrées dans les appareils.

Qu’est-ce qu’une carte SIM ?

La carte SIM, pour « Subscriber Identity Module » en anglais (c’est-à-dire « module d’identification de l’abonné »), est une puce électronique qui contient des informations relatives à l’abonné, à son opérateur et à sa ligne, en vue de l’identifier sur le réseau. Elle se compose d’un circuit intégré et d’une faible mémoire, comprise selon les formats entre 32 et 128 ko.

Il est impossible de passer un appel téléphonique via le réseau mobile ou de profiter par exemple d’un accès au réseau 3G si votre carte SIM n’a pas été préalablement installée dans l’emplacement prévu au sein de votre appareil. Inversement, vous pouvez conserver vos principales informations d’identification et vos données les plus sensibles (contacts, forfait…) si vous changez de téléphone en gardant la même carte SIM.

Sauf en cas de carte prépayée, la carte SIM est directement liée à la souscription d’un abonnement chez un opérateur de téléphonie mobile, et c’est ce dernier qui vous la fournira. Les informations stockées sur une carte SIM incluent a minima les éléments suivants :

  • Votre numéro de téléphone. Si vous changez de téléphone sans changer d’abonnement, le transfert de votre numéro de mobile est ainsi automatique.
  • Les caractéristiques de votre forfait (nombre d’heures de communication voix, plafond de data, nombre de textos…) et l’identité de votre opérateur.
  • Certaines informations sauvegardées par l’abonné lui-même, dont notamment ses contacts, ses textos… À noter que ces données peuvent aussi être stockées dans la mémoire interne de l’appareil, auquel cas elles seraient susceptibles d’être perdues en cas de changement de téléphone.
  • La carte SIM peut enfin servir à stocker différents éléments tels que des protocoles de sécurité, différentes applications mobiles de l’opérateur, etc.

La carte SIM originale

La carte SIM originale, dont la période d’utilisation correspond aux prémices de la téléphonie mobile, avait des dimensions calquées sur celles d’une carte de crédit classique, c’est-à-dire une longueur de plus de 8 centimètres et une largeur de 5,4 centimètres. Ce format dénommé « 1FF », pour d’évidentes raisons de praticité et de commodité, n’a pas survécu très longtemps. Cette carte SIM possédait une mémoire très variable, qui pouvait être comprise entre 128 et seulement 2 ko selon les modèles.

La carte MiniSIM

La MiniSIM marque la première étape de la miniaturisation de la carte à puce, avec des dimensions revues drastiquement à la baisse. Grâce à une longueur limitée à 2,5 centimètres et à sa largeur de 1,5 centimètre, la MiniSIM a rapidement conquis l’ensemble du marché dès la fin des années 1990. Son format « 2FF » si caractéristique correspond notamment à la prédominance du réseau GSM (2G), aux débuts de la 3G et à l’ère antérieure au smartphone. Elle reste toutefois, à ce jour, largement utilisée par plusieurs modèles de téléphones mobiles à travers le monde.

La MiniSIM en raison de son succès, est souvent considérée à tort comme la carte SIM originale. La réduction en taille de la MiniSIM a diminué sa capacité mémoire maximale par rapport à sa grande aînée : elle ne peut contenir que 2 à 32 ko d’informations, ce qui a conduit par exemple à limiter le nombre maximal de contacts enregistrables (jusqu’à 250, parfois moins) ou de textos conservables.

La carte MicroSIM

Le format de la carte MicroSIM a été développé pour tenir compte des besoins spécifiques des smartphones de nouvelle génération, qui ont pour principale contrainte de concentrer de nombreux composants dans un espace restreint et aplati par un grand écran tactile. La MicroSIM perd 10 millimètres de longueur et 3 millimètres de largeur par rapport à la MiniSIM, mais elle gagne parallèlement en performance puisqu’elle autorise le stockage de 32 à 128 ko de données. Cela lui permet de gérer un plus grand nombre de paramètres utilisateur ou d’applications de l’opérateur.

Les appareils compatibles avec le format MicroSIM incluent par exemple la gamme Galaxy de Samsung, les One de HTC ou encore l’Optimus G du fabricant LG.

La carte NanoSIM

La NanoSIM constitue une évolution essentiellement portée par Apple en vue d’équiper la cinquième version de l’iPhone. La norme NanoSIM, officiellement fixée depuis le 1er juin 2012, permet à nouveau une miniaturisation conséquente par rapport à la précédente génération, sans perte de performance : la minuscule carte ne fait plus que 1,23 centimètre de longueur et 0,88 centimètre de largeur. Surtout, la NanoSIM est la toute première à diminuer en épaisseur depuis l’apparition des cartes SIM : elle perd 0,09 millimètre pour atteindre une épaisseur totale de 0,67 millimètre. Cette évolution est loin d’être anodine puisqu’elle permet de proposer des smartphones de plus en plus fins et plats.

Les adaptateurs : comment agrandir une carte SIM ?

Depuis la Mini jusqu’à la Nano, plusieurs formats de cartes SIM coexistent aujourd’hui sur le marché, et chaque modèle de téléphone ou de smartphone sera compatible avec l’un et pas avec l’autre. Un beau casse-tête pour tous ceux qui aiment changer régulièrement d’appareil, mais dont savent tirer bénéfice les vendeurs d’adaptateurs de cartes SIM.

Les adaptateurs, vendus sur Internet ou dans les boutiques spécialisées, permettent d’augmenter artificiellement la taille de votre SIM pour l’adapter aux exigences d’un autre smartphone. Si, par exemple, vous passez d’un iPhone 6 compatible NanoSIM à un HTC One compatible MicroSIM, vous pourrez insérer votre NanoSIM dans un adaptateur Nano/Micro, puis insérer ensuite l’adaptateur dans l’emplacement SIM de votre nouveau téléphone : un investissement moins onéreux, dans la plupart des cas, que la demande d’une nouvelle carte SIM chez votre opérateur !

eSIM : les enjeux d’une nouvelle carte intégrée à l’appareil

Selon diverses informations concordantes diffusées par les médias spécialisés en 2015, les deux grands fabricants Apple et Samsung travailleraient chacun de leur côté à la mise au point de carte SIM non amovibles, universelles et entièrement intégrées dans la structure du smartphone (« embedded SIM ou « eSIM »).

Du point de vue de l’utilisateur, l’évolution pourrait se révéler positive : il pourra en effet changer d’opérateur mobile  à volonté et sans avoir à remplacer la carte SIM, qui sera nécessairement compatible avec tous les opérateurs existants. Même les opérateurs eux-mêmes pourraient y trouver leur intérêt avec des besoins logistiques allégés. Les grands fabricants de cartes SIM, à commencer par le français Gemalto, pourraient en revanche avoir beaucoup à perdre en cas de passage à un système de SIM intégrée et numérisée.

Les cartes « machine to machine » ou MtoM

Comme leur nom l’indique, les cartes SIM « machine to machine » (ou M2M) sont des cartes spécifiquement conçues pour autoriser la communication entre plusieurs machines, sans intervention humaine. Elles permettent d’échanger en temps réel des données de toutes sortes (visuelles, graphiques, informatiques, sonores…) et ce sont elles qui équipent les objets dits intelligents ou communicants.

Les compteurs de gaz Gazpar ou électrique Linky sont par exemple munis de cartes M2M. C’est également le cas de certaines voitures ou encore des équipements de domotique tels que les systèmes d’alarme intelligents ou les « Pack chauffage » permettant de contrôler à distance le fonctionnement des appareils de chauffage.

Source : jechange.fr. L’article est écrit par Guillaume Di Maiolo

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