Memgoto Esther se prononce sur la semaine nationale et la journée de la femme

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Mme Memgoto Esher est celle qui en train de pianoter sur son téléphone.

Comme à l’accoutumée, les femmes de l’ARCEP se joignent aux autres femmes pour célébrer dans la joie et l’agresse la semaine nationale d’abord et ensuite la journée internationale de la femme, le 8 mars de chaque année. Après deux semaines, nous avons rencontré Memgoto Ndjekeme Eshter, l’une des organisatrices pour savoir un peu plus sur le déroulement de cette manifestation au niveau de l’ARCEP.

Pouvez-vous présenter ?

Je m’appelle Memgoto Ndjekeme Eshter. Je suis assistante à la Direction des Radiocommunications et Normalisations. Si c’est par rapport à la fête du 8 mars, je suis l’une des organisatrices.

Qu’est-ce que vous savez de la journée internationale de la femme ?

Si je peux me fier à mes lectures, l’origine de cette journée prend ses racines dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe et le monde occidental, au début du XXe siècle. La création d’une « Journée internationale des femmes » est proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, une allemande, et s’inscrit alors dans une perspective révolutionnaire. La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Petersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

Comment avez-vous fêté la 32ème édition au niveau de l’ARCEP ?

Au niveau de l’ARCEP, la célébration est toute particulière cette année. Par le passé, nous nous rendons dans la ville retenue pour abriter la semaine nationale de la femme. Alors que cette année, nous ne sommes pas sorties de N’Djaména. Nous avons fêté sur place. Pratiquement, nous nous sommes données rendez-vous à l’Arcep. Toutes les femmes, ce jour, étaient drapées dans leurs pagnes de 8 mars de couleur marron. A les voir, elles se rivalisaient de couture et elles étaient toutes belles. Munies de la banderole et de la pancarte, nous engouffrâmes dans le bus direction place de la Nation. Le bus est conduit par l’un de nos meilleurs chauffeurs Nouradine. Avant de partir de l’ARCEP, notre chef de service Communication, Dipombé Payébé, a fait quelques prises de vue question d’immortaliser la journée. Après avoir défilé, nous nous sommes retirées dans un restaurant sis place de la Nation pour festoyer et débattre de nos problèmes entre femmes. Pour cela, nos collègues hommes ne doivent pas nous en vouloir. C’est la particularité de la fête de cette année qui a conduit à ce choix. Les autres fois, nous apportons les repas dans nos locaux pour les partager avec nos collègues de sexe fort.

Etes-vous satisfaite de l’édition de cette année ?

A mon avis, j’ai aimé la mobilisation. Nous sommes sorties nombreuses. Presque toutes les femmes de l’ARCEP ont prit part au défilé. Et aussi, notre défilé a été très applaudi tant par le public que par les officiels. Une particularité particulière, c’est quand nous avons discuté autour du sujet : « Comment faire, nous les femmes de l’ARCEP, d’être exemplaire dans notre vie professionnelle et mieux faire notre travail pour aller de l’avant ». Les femmes ont exprimé l’enthousiasme et le désir de se donner à fond dans leurs boulots. Le dernier fait marquant, c’est le mémo que nous avons rédigé à la veille de la célébration de la journée. Trois de nous sont allées lire le mémo et le remettre à notre Directeur Général, Dr Idriss Saleh Bachar.

Avez-vous rencontré des difficultés pour organiser la journée de la femme au niveau de l’ARCEP?

Pas du tout. Tout commence par l’expression de nos besoins par le biais d’une fiche adressée à la Direction générale. Le DG apprécie la fiche et l’annote à la Direction financière pour la prise en charge du budget. Il faut souligner en passant que notre DG est très attentif à nos sollicitations. Nous nous sommes organisées en comité. Une fois que l’argent perçu, on se repartit les tâches. Qui va s’occuper d’achat des pagnes, qui va coordonner le défilé et la restauration, qui va suivre les conférences-débats et les autres activités en rapport avec la semaine nationale etc.

Quel a été le thème de cette année ?

Si ma mémoire est bonne, je crois c’est : « L’autonomisation de la femme dans un monde de travail en pleine évolution ». Pendant la semaine, il y avait plusieurs sujets qui ont été débattus notamment la pratique de l’excision, l’entreprenariat féminin, l’apport de la femme dans le ménage etc. Il ressort des débats que la femme qui est automne financièrement pourra épauler son homme en conjuguant leurs actions afin de vivre une vie épanouie et rayonnante de bonheur.

Que pensez-vous de l’égalité homme/femme ?

La femme est devenue l’égale de l’homme sur le plan professionnel. De nos jours, il n’y a plus de restriction, la femme peut exercer pratiquement tous les métiers. Rien ne lui est plus interdit dans notre société. Par contre, on perçoit mollement cette égalité quand on est dans les foyers. Dans certains milieux, c’est toujours l’homme qui domine à la maison. Toujours est-il que les femmes ont réussi à obtenir plus de droits même si certaines disparités continuent d’exister.

Quelle est la parité homme/femme à l’ARCEP ?

A l’ARCEP, nous les femmes, nous ne sommes pas nombreuses. Sur un effectif d’une centaine d’employés, on dénombre 13 femmes. Deux au poste de direction, 5 à la tête des sections et le reste sont assistantes des directions. Au Tchad, les jeunes filles optent timidement pour la filière technique, ce qui peut expliquer notre faible nombre au niveau de l’ARCEP. Il ne faut pas perdre de vue, l’environnement de notre entité est technique. Ces derniers temps, le gouvernement est en train d’encourager les filles à opter pour la filière technique. J’ose espérer que d’ici 10 ou 20 ans, la parité pourrait être parfaite.

Avez-vous des suggestions pour la prochaine édition ?

En 2018, si le bon Dieu nous garde, nous souhaitons être plus pragmatiques que folkloriques. De mettre à profit la semaine nationale en débattant, entre nous-mêmes les femmes, des sujets en rapport avec notre vie professionnelle ou notre plan de carrière. De participer activement à toutes les conférences-débats et en dressant le bilan de l’édition dans un rapport. En faisant ainsi, notre participation aura de mémoire ou des traces pour la génération qui va nous succéder. Enfin nous voulons être aux côtés de nos collègues hommes et non derrière eux.

Interview réalisée par Moustapha El Hadj Mahamoud Adji (stagiaire)

sous la supervision de Dipombé Payébé

 

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